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Saisir le temps de travail: ce qu’exige la loi sur le travail

L’enregistrement du temps de travail est une obligation de l’employeur, non des collaborateurs. Deux allégements existent — et tous deux sont liés à des conditions qu’il faut connaître avant.

L’essentiel en bref

  1. La loi sur le travail oblige l’employeur à tenir des registres des durées de travail et de repos. C’est une obligation de l’entreprise, et elle existe indépendamment du fait que quelqu’un la réclame.
  2. Depuis 2016 il existe deux allégements: la renonciation à l’enregistrement et l’enregistrement simplifié. Tous deux sont liés à des conditions — entre autres à un revenu, à une autonomie dans l’organisation du travail et à une convention. Laquelle vaut pour votre entreprise se clarifie avec votre service du personnel ou votre fiduciaire.
  3. Un logiciel n’est pas prescrit. Un tableur suffit à la forme, tant qu’il est complet et traçable — il devient seulement moins pratique avec chaque personne de plus.
  4. Le comparatif tient 6 solutions de saisie du temps. 4 indiquent un prix, dès CHF 3.– par mois; toutes les 6 fonctionnent dans le navigateur et toutes ont une application mobile. État juillet 2026.
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Ce qui doit être enregistré

La loi sur le travail et son ordonnance exigent des registres dont ressortent le temps de travail effectué, les temps de repos ainsi que le travail supplémentaire et le travail de nuit. L’obligation incombe à l’employeur: il doit tenir les enregistrements ou les faire tenir et les présenter aux autorités sur demande.

Le moyen n’est pas prescrit. Un tableur remplit la forme aussi bien qu’un logiciel — la différence tient à l’exhaustivité. Ce qui est reporté de mémoire en fin de mois n’est pas un enregistrement mais une estimation, et c’est précisément là que les contrôles achoppent.

Les deux allégements depuis 2016

Tous deux figurent dans l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail, et tous deux sont liés à des conditions. Ce qui est écrit ici est une mise en perspective — l’application au cas particulier doit être vérifiée.

  1. Renonciation à l’enregistrement

    Possible pour les collaborateurs disposant d’une grande autonomie dans l’organisation de leur travail et d’un revenu annuel brut élevé — l’ordonnance nomme un seuil de 120 000 francs, part de bonus comprise. Il faut de plus une convention dans une convention collective de travail et un accord individuel écrit.

  2. Enregistrement simplifié

    Seule la durée du travail effectuée chaque jour, au lieu du début, de la fin et des pauses. Il suppose une convention — avec la représentation des travailleurs, ou dans les petites entreprises avec les collaborateurs eux-mêmes.

  3. Ce qui subsiste dans les deux cas

    Les prescriptions sur la durée maximale du travail, le repos et le travail de nuit continuent de s’appliquer. L’allégement porte sur l’enregistrement, non sur les limites — et qui n’enregistre pas ne peut pas non plus prouver, en cas de litige, que les limites ont été respectées.

  4. Qui contrôle

    Les inspections cantonales du travail. Les enregistrements des cinq dernières années peuvent être exigés; ils doivent rester disponibles pendant ce temps.

Quand le logiciel fait la différence

Pour une personne, un tableur est plus simple que n’importe quel logiciel. La charge bascule sur trois points: lorsque plusieurs personnes saisissent, lorsque les heures doivent être réparties sur des projets ou des clients, et lorsque des soldes de vacances et d’heures supplémentaires sont tenus — ce sont les trois calculs qui deviennent illisibles dans un tableur.

Toutes les 6 solutions comparées fonctionnent dans le navigateur et toutes ont une application mobile. Dans cette catégorie ce n’est plus un critère de choix mais la condition: on saisit en déplacement, non le soir au bureau.

Le prix est ici plus bas que dans toute autre catégorie: 4 des 6 fournisseurs indiquent un prix, dès CHF 3.– par mois, le plus élevé publié à CHF 11.–. Il vaut le plus souvent par utilisateur — pour dix personnes, il est donc à multiplier par dix.

Questions fréquentes

Dois-je, comme raison individuelle, enregistrer mon propre temps?

La loi sur le travail protège les travailleurs; pour votre propre temps de travail comme titulaire d’une raison individuelle, elle ne s’applique pas. L’enregistrement reste utile là où l’on facture selon l’effort — il n’est alors pas une preuve envers les autorités mais la base de la facture.

Un tableau Excel suffit-il?

Il suffit à la forme, tant qu’il est complet et contient les indications exigées. Il devient impraticable avec chaque personne de plus et chaque analyse — les soldes de vacances et d’heures supplémentaires sont la source d’erreur la plus fréquente dans un tableur.

Combien de temps dois-je conserver les enregistrements?

Cinq ans. Ils peuvent être exigés par les inspections cantonales du travail. C’est un délai différent des dix ans prévus pour les livres et les pièces comptables par l’article 958f du Code des obligations — les deux s’appliquent en parallèle.

Que coûte un logiciel de saisie du temps?

4 des 6 fournisseurs comparés publient un prix, de CHF 3.– à CHF 11.– par mois, hors TVA, état juillet 2026. Vérifiez si le montant vaut par utilisateur ou par entreprise.

D’où viennent les indications

Indications juridiques
Loi sur le travail et ordonnance 1 relative à la loi sur le travail; les deux allégements valent depuis le 1er janvier 2016. Les conditions sont résumées ici et non reproduites intégralement — l’application au cas particulier doit être clarifiée avec le service du personnel, la fiduciaire ou l’inspection cantonale du travail. Ce billet est une mise en perspective et non un avis juridique.
Chiffres sur le relevé
Relevé propre, état juillet 2026. Chaque chiffre du texte est calculé à la construction de la page.